Warum

L'Heure des lames

de
Prix : 20,00 €
Pages : 160
Noir & Blanc
ISBN : 9782365351256
Date de sortie : Mercredi 17 Fevrier 2016



Résumé

Dans le monde de l’Heure des lames, les parents ne font pas d’enfants, ce sont les enfants qui fabriquent leurs parents.

Dans cet univers étonnant, il pleut des couteaux et les appareils électroménagers ont des âmes. Il n’y a pas de date d’anniversaire, mais on y connaît le jour de sa propre mort.

Scarper Lee, jeune ado asocial, n’a plus que trois semaines à vivre.

C’est alors que l’énigmatique Véra Pike, l’étrange nouvelle venue de l’école. arrive pour tenter de l’aider à changer son destin.

RECOMPENSES :

Meilleur Livre aux British Comics Awards


Anne Favalier
// LeMonde: Une sin­gulière fable initiatique, âpre et prenante.

Laurent Beauvallet //Ouest France : Entre conte sombre et
récit initiatique, cette histoire nous captive par un univers fantastique qui sonne juste. Le dessin en noir et blanc renforce la magie oppressante d'une oeuvre graphique captivante, à la narration exceptionnelle.

Rock N Folk : Une oeuvre autant cryptique que magnifique ... L'expérience psychédélique sans drogue de l'année !

SPIROU magazine : Une fable somptueusement décalée sur le passage à l'âge adulte.

La Voix du Nord : C'est une histoire, d'aventures, d'amour, de confession. D'éveil au monde, aux autres, dans des situations précaires et difficiles, face à des adultes
intransigeants et bornés. Les lames qui tombent du ciel blessent, mais elles ne sont pas cruelles, elles.

9eme ART : L'Heure des Lames est une expérience. Un roman graphique riche et maitrisé. Original par son univers, subtile par son évocation de l'adolescence.

Actualitte.com : Très certainement le titre le plus original de ce début d’année. Désarçonnés, vous le serez dès les premières pages ... Abandonner en cours de route serait malvenu tant cette métaphore du passage de l’enfance à l’âge adulte s’avère être d’une intelligence rare.

Comixtrip : gageure que de résumer cet album, tant il est surprenant, déroutant.../... un ouvrage singulier mais de grande qualité.Le courrier Français : Dérangeant, ce roman graphique ne peut laisser indifférent !

Kahli' s Wanderlust : la sensation d’avoir adoré le monde de Rob Davis. Il est hors-norme, dangereux et riche. ...l’impression de vivre une réelle expérience (certainement sous drogue), plutôt que d’avoir lu un simple comics.

Bénédicte Coudière in L'Avis des bulles :
"Vaste réflexion sur l’autre, le destin et son environnement, l’Heure des lames traite de l’absurdité du monde au rapport Parent/enfant, proposant une réflexion profonde sur l’Homme et sa finalité."

Psychovision : de superbes nuances de gris surenchérissent le coté réaliste d'une histoire qui ne l'est pas !
Une magnifique métaphore de notre réalité.

Les Sentiers de l'imaginaire : L'heure des lames est une expérience de lecture étrange et dérangeante et par la même absolument incontournable…

7 Officiel : un album totalement à part qui démontre s'il en est encore besoin l'immense talent de Rob Davis. Doté d'une imagination sans limites, l'auteur nous livre un monde où la logique que nous connaissons n'a plus cours.

Le Salon Littéraire : un livre rafraîchissant, original et déboussolant. Rob Davis a travaillé son album pour offrir aux lecteurs une fable surprenante et passionnante. Un superbe album pour les amateurs de bandes dessinées indé. Assurément un des albums les plus originaux de ce début d’année.

Tamaculture : déstabilisant...intrigant, insensé et dérangeant. ...le mieux à faire, c’est d’accepter d’entrer dans l’univers onirique de Rob Davis sans appréhension et de se laisser porter par cette histoire à suspense.

Bulles Picardes : "Bienvenue dans la quatrième dimension ! Un univers parallèle, décalé et surréaliste, où la pluie de couteaux qui ouvre l’album est la moindre des incongruités. Un monde orwellien et so british, entre l’absurde des Monthy Python et le noir et blanc inquiétant et stylé du Prisonnier, est totalement fantastique mais traité avec le réalisme d’une chronique sociale anglaise. "

Vie de Geek :
Fou ! Oppressant ! Original ! Beau !

La revue des Livres pour enfants : Une course pour la survie orchestrée par une rébellion salutaire contre un regime autoritaire et absurde et par une très belle amitié.

Interview de ROB DAVIS

Parentalité, révolte adolescente et amitié sont au coeur de ce livre, quelle a été le déclencheur à l'origine de ce livre, ce qui vous a donné envie de traiter ces thèmes ?

Une bonne partie de l’histoire est clairement tirée de mes années adolescentes, pas toujours évidentes, et de ma propre difficulté à élever mes enfants (mon aîné a 18 ans aujourd’hui). Ceci dit, ces éléments ne sont qu’une base pour développer un récit – le livre n’est pas autobiographique à proprement parler.

L’enjeu principal, ici, c’est l’idée de considérer les choses sous des angles multiples pour mieux les comprendre.

L’Heure des lames est une fable initiatique d’inspiration cubiste : une histoire vue sous des angles multiples. Nous voyons le monde depuis différentes perspectives ; l’ordinaire devient le fantastique et vice versa ; les enfants font leurs parents, ces derniers ne sont réels que parce que conçus comme tels ; les appareils ménagers sont des dieux – qui sont essentiels dans notre quotidien…

Le livre est ma vision du monde. Mais c’est également l’histoire de trois ados qui fuient cette réalité. L’usage du surréalisme ne vise pas qu’à créer effet de distorsion psychologique, mais plutôt à faire ressentir au lecteur le rapport au monde qu’entretient l’adolescent, dans ce va-et-vient entre liberté et refoulement – l’enfance et l’âge adulte.

Quelles furent vos inspirations pour L’Heure des lames ? On pense à Orwell ou Bradbury…

Orwell, bien entendu. 1984 est une énorme influence en terme de création d’univers et d’allégories. Particulièrement en ce qui concerne les jeux sur les mots, cette construction d’un vocabulaire qui permettra d’illustrer des concepts politiques majeurs.

Les autres influences viennent principalement de l’Art, plus dans le graphisme que dans l’histoire d’ailleurs. Picasso, ou Barbra Hepworth, par exemple. Je voulais atteindre ce que Picasso a réussit dans la fin de son époque cubiste avec ses dessins et scultpures et ce que l’Avant-garde et les surrealistes ont réalisés dans la recherche de l’absurde, mais dans un but narratif. Donner l’impression d’une histoire plus réelle en la plongeant dans un univers totalement surréaliste.

J’ai eu bien entendu d’autre sources, mais surtout, je cherchais à créer quelque chose d’inédit, dans l’idéal une nouvelle façon de voir. « Nous avons besoin de nouvelles métaphore » comme le disait James Graham Ballard (Grand écrivain de SF britannique).

Tout votre livre est plongé dans une sorte de « poussière » qui parsème non seulement les rues, mais aussi les pages du livres, quelle est l’origine de ce choix artistique pour l’Heure des lames ?

Visuellement, je souhaitais surtout éviter quelque chose qui serait trop ostensiblement fantastique, ce qui aurait nui au sentiment de réalisme que je recherchais. J’adore le noir et blanc des kitchen sink movies ( une variété du réalisme social du cinéma britannique représentant souvent de jeunes gens en colère) des années 60 et je me suis dit que mettre des éléments fantastiques dans ce genre d’univers permettrait d’aténuer le côté fantastique, de le rendre plus admissible. Mes souvenirs d’enfance correspondent d’ailleurs à l’ambiance de ces films. J’aime cette réalité sordide et monochrome. J’aime aussi beaucoup le travail de certains illustrateurs de cette époque comme Ronard Searle et j’avais de dessiner avec le même genre de traitement à l’encre tremblottante le monde de Scarper Lee. Je suis donc passé à la plume et au lavis.

Est ce un one shot ? En finissant le livre, on a l’impression que l’histoire n’est pas fermée à une suite…

En fait, je suis en train de travailler à une suite, qui n’en est pas une, et qui s’appellera The Can Opener’s Daughter (La fille du décpasuleur). J’ai conçu cette histoire comme une trilogie. Chaque livre raconte l’histoire d’un des trois protagoniste : Scarper, Vera et Castro. Dans un sens, l’Heure des lames est la fin, car elle est la conclusion de la vision du monde de Scarper. L’histoire de la fille du Décapsulteur est l’histoire de Véra. Elle est à part de celle de L’Heure des lames, mais elle continue aussi l’histoire.

Puis viendra l’histoire de Castro…

Les autres livres de Rob Davis :


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